En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies à des fins statistiques et de personnalisation.

Graphologie

La graphologie se base sur le postulat, validé statistiquement, que le scripteur projette ce qu’il est dans son écriture, comme un peintre se projette dans son œuvre, un musicien dans ses compositions.

Nous avons tous appris à écrire selon un modèle enseigné à l’école, qui est la marque d’une époque et d’une culture. Or, chacun d’entre nous a développé un style d’écriture qui lui est propre, a déformé certaines lettres à sa manière, respecte plus ou moins les règles d’utilisation de l’espace (marges, espaces entre les mots et les lignes) qui lui ont été enseignées.

C’est cette différenciation, propre à chacun, du modèle de base qui est la marque de son identité, du mode de construction de sa personnalité, de ses potentialités. L’écriture est l’expression de ce que nous sommes, de ce que nous ne savons pas que nous sommes, de ce que nous voudrions prouver.

Le graphologue va étudier la personnalisation du modèle selon des techniques rigoureuses, mettant en jeu à la fois une analyse détaillée de chaque signe et une vue d’ensemble, l’association et l’interaction des différents facteurs, en se basant également sur une connaissance approfondie des théories de la personnalité et de son développement ainsi que de la symbolique universelle.

Quelle en est l’origine? Qui l’a développée ?

Après quelques prémisses au 17ème siècle, le statut scientifique de la graphologie va être donné au XXème siècle par Crépieux-Jamin, de l’école française (1858-1940) : il va avoir une approche systématique, définir 175 espèces graphiques et les mettre en interaction les unes avec les autres pour leur donner une signification. Il va valider point par point sa méthode par des études comparatives avec des tests de personnalité. D’autres auteurs ont marqué au même moment le développement de la graphologie : Ludwig Klages, de l’école Allemande, va envisager l’écriture de manière synthétique dans son rythme et sa dynamique, Max Pulver, de l’école Suisse, va apporter un éclairage symbolique et psychanalytique à l’interprétation de signes, Ania Teillard, suivie plus récemment par Catherine Colo, vont faire le lien entre les signes graphiques et la typologie Jungienne.
Le développement de la technique graphologique est encore actuellement en constante progression. 

Quelle est la validité de cette méthode aujourd’hui ?

Des études comparatives récentes ont démontré une forte convergence entre les profils de personnalité obtenus par des personnes ayant passé un questionnaire de personnalité (16PF15) et ceux tirés d’études réalisées par différents graphologues.
Depuis 2001, la graphologie est reconnue par la norme AFNOR comme un outil d’évaluation fiable.

Quelle est la pérennité d’une analyse dans le temps?

Notre écriture suit et retranscrit l’évolution de notre personnalité. La pérennité d’une analyse est donc toute relative.
L’optique d’une graphologie n’est pas de figer une personnalité, mais de percevoir sa dynamique, ses évolutions et ses résistances potentielles, dans une démarche respectueuse et constructive.